Centre Eclore

La psychomotricité

La psychomotricité est un complément intéressant à la kinésithérapie et à l’ergothérapie.

 

La psychomotricité relationnelle

 

La psychomotricité relationnelle au centre Eclore, c’est une approche à dimension thérapeutique basée sur le jeu spontané de l’enfant.

Le jeu spontané est le jeu vécu dans une logique de non-compétition, de non-performance et de non-comparaison de l’enfant. Il est exprimé librement par l’enfant et il est accueilli sans jugement par le psychomotricien. C’est une relation de confiance : l’enfant sait qu’il va être reçu par le psychomotricien et qu’il peut tout lui « dire » ; tout à condition de respecter deux lois fondamentales : le respect de soi et de l’autre, et le respect du matériel. Le psychomotricien joue avec l’enfant et reste centrer sur lui. Il s’appuie sur son ressenti, éclairé par des connaissances théoriques, pour essayer de comprendre et de situer l’enfant (stades de développement). La communication est verbale et non-verbale. On parle d’engagement psycho-corporel global et de dialogue tonico-émotionnel.

La relation enfant-psychomotricien est vécue dans l’intimité : ce que l’enfant exprime dans son jeu symbolique est observé et gardé secret par le psychomotricien (secret professionnel). Toutefois, un compte rendu global peut être exprimé aux parents, de même que les objectifs et les étapes pour l’atteindre sont construits en collaboration avec ceux-ci. On considère que l’alliance thérapeutique est essentielle. Cette alliance permet à l’enfant de cheminer en séance et petit à petit à la maison.


La psychomotricité relationnelle est basée sur une recherche de plaisir, d’ouverture au monde, de confiance

en soi et d’harmonisation du développement psychomoteur. Elle est vécue dans une logique de continuité (continuité de lieu, d’espace et de relation). C’est cette continuité qui permet à l’enfant de se projeter dans le futur et de petit à petit parvenir à déposer les choses sur une ligne du temps (de la permanence de l’objet à la continuité d’existence).

Lors du bilan psychomoteur, le psychomotricien va observer l’enfant dans son jeu, entrer en relation avec lui en s’adaptant à lui et chercher à découvrir l’étendue de ses compétences, comprendre ce qu’il exprime dans son jeu symbolique et cibler ce qu’il refuse de jouer. A partir de cela, le psychomotricien va établir des hypothèses et élaborer différents objectifs.

Lors des séances proprement dites, le psychomotricien va tantôt rejoindre l’enfant dans ses besoins, tantôt essayer de l’amener à découvrir d’autres horizons afin de l’aider à élargir sa palette d’expressivité psychomotrice.

Les séances se déroulent dans un cadre spécifique qui permet à l’enfant de vivre différentes expériences corporelles (le saut, l’enroulement, les glissades, le rebond…) et de mettre en scène de manière investie son histoire personnelle (les tissus, les cordes, les coussins, les mousses…). Dans les deux cas, l’enfant se met en jeu de manière sécurisée (sécurité physique et psychique). A la fin de la séance, le psychomotricien propose à l’enfant un temps de représentation soit par le dessin, la plasticine ou les blocs de bois. L’enfant va, sous le regard et les mots du psychomotricien, donner une forme à ce qu’il a vécu pendant la séance. Ce moment permet à l’enfant de mettre une distance avec ce qui a été vécu et de l’intégrer.

L’ensemble du travail s’inscrit au sein d’un travail d’équipe. L’approche en psychomotricité relationnelle permet de découvrir l’enfant sous une certaine facette et de l’aider sous un certain angle. Il est donc essentiel d’apposer nos observations et nos objectifs avec les observations et les objectifs des autres intervenants.